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SYMBOLIQUE

Le calice représente le réceptacle, la matrice dans laquelle s’opère le mystère de l’accomplissement du fils de Dieu ou corps spirituel. C’est le Graal ou calice qui, d’après la légende, fut taillé dans l’émeraude qui était sertie au front du dragon. Le dragon, lui, est une représentation très ancienne de l’énergie créatrice de l’univers, ordonnatrice de la terre et du ciel, divinité de nos ancêtres.

La légende veut que ce calice soit le réceptacle du vin utilisé par le Christ lors de la Cène, première communion chrétienne. Il servit ensuite à Joseph D’arimathie pour recueillir le sang du Christ sur la croix.
Rapporté par Joseph en Bretagne, le Graal est ensuite perdu, puis recherché et retrouvé par Arthur et ses chevaliers de la table ronde. Il symbolise alors l’unité retrouvée des tribus celtiques autour de leur roi. Le mythe Arthurien est l’archétype de la quête du soi et l’incarnation de l’amour au sens humain et universel. Le calice représente donc le creuset de l’énergie ancestrale dans lequel est conçue toute la création. Il est le réceptacle du sang, symbolisant la vie partagée entre tous les êtres, sans exception, de façon universelle.


Le vin et l’eau mélangés représentent l’union des énergies Solaire et Lunaire, union du masculin et du féminin qui est à la source de toute vie. le vin est bien entendu, pour le chrétien, le sang du Christ, qui est lui-même le fils, c’est à dire l’incarnation du principe Père-Mère ; Le « dieu fait homme ». Le sang a également le sens de filiation, de relation aux ancêtres et, par le christ, de relation à la source créatrice


Le pain représente le corps en tant que matière, il symbolise la terre qui est le support et la matière première sans lesquels rien n’est possible. Le pain est issu du grain de blé qui est la semence, le levain, le ferment qui féconde la matière et la rend vivante, au même titre que le levain fait lever la pâte et « fait » le pain.
On ajoute dans le vin une semence, petite boulette de mie de pain, qui est le germe de la vie, l’oeuf dans la matrice symbolisé par le calice, fécondé par les énergies rouge et blanche.


En partageant le vin donc le sang du fils, puis le pain, qui est son corps, les humains se rappellent qu’ils sont un seul être que l’on nomme le Soi, incarnation du Père-Mère, de la nature de l’esprit universel qui les a créés. Tous les humains sont le même corps, le même sang, reliés à la terre, qui a porté les fruits, le raisin et le blé et au soleil qui les a fait mûrir. Le christ, en mourant et en partageant ainsi son corps, est ressuscité en chacun de ceux qui veulent bien le réaliser et s’ouvrir à cette réalité. Le Soi, en tant que Cause spirituelle de l'existence, est sacrifié en chacun d’entre nous en attendant que la voie d’évolution nous amène à l’accomplissement, à la réalisation. La vie elle même est un rite permanent, d’abandon, de prédation ; Le Christ partage son corps afin de soutenir chaque être en attendant qu’il soit lui-même prêt à être complètement le Soi.

qu’est ce que le Soi?

La notion de soi rejoint celle de totalité, d’ensemble. L’humanité forme un tout ; les êtres vivants sur la terre forment un tout ; la terre dans son ensemble également.
La vie sur terre est apparue sur une seule et même base : la molécule de carbone et ses dérivés, sur laquelle s’est construit tout l’édifice de l’évolution. La molécule d’ADN a servi pour stocker les informations et la mémoire de toutes les expériences du vivant, du virus le plus rudimentaire jusqu’aux formes les plus sophistiquées des végétaux et des animaux.
De la même manière l’humanité évolue depuis l’origine en utilisant une base génétique commune correspondant à plus de 90% du génome. Les variantes d’un individu à l’autre ne codant que sur des caractéristiques secondaires telles que la couleur des cheveux ou des yeux. L’humanité forme donc un Soi, une unité et la variété du génome, sa diversité, est sa seule garantie contre la dégénérescence liée à la consanguinité. Ceci est la manifestation, l’incarnation, de la réalité du Soi sur terre. Elle est la matérialisation de l’unité de l’esprit créateur qui est non-manifesté (le principe père-mère) incarné dans l’humanité (le fils).

La communion est l’acte par lequel l’homme réalise, au sens de « prendre conscience de », cette réalité. Non seulement au niveau symbolique mais également au niveau émotionnel, au niveau énergétique et donc au niveau physique « réel ».



SIGNIFICATIONS

Le rite eucharistique existe sous de nombreuses formes à travers le monde. Il en a été recensé une centaine ce qui tend à prouver qu’il s’agit d’un archétype quasiment universel. En ce qui concerne Avallon, il nous est à la fois amené par la religion Celtique pré chrétienne et par le Christ lui même. C’est ce que signifie le mythe du dragon évoqué plus haut.

Il existe une relation entre ce rite, l’état de conscience qui en découle et l’état que Patanjali nomme Samadhi. Il explique en effet que réalisant un état qu’il nomme Samyama et en l’appliquant sur tel ou tel objet de conscience, le méditant obtient une connaissance intuitive de cet objet. La méditation doit donc être considérée comme un acte de relation intime avec son objet ; Acte dont la parenté avec la communion est évidente.
Ce n’est que parce que le Soi existe et qu’il existe donc une relation essentielle entre toute chose que cet acte est possible. Lorsque la méditation est dépourvue d’objet, la communion s’exerce au niveau non manifesté de l’être, c’est à dire au niveau de la cause, de l’esprit.

En Avallon par le rite de la communion, l’ancien réunit autour de lui l’assemblée humaine qu’il convie à une fête de laquelle personne n’est exclu à partir du moment où il vient en paix et avec tolérance.
l’Ancien tisse le lien entre les humains ; Entre les humains et la nature qui les entoure ; Entre les humains, la terre et le reste de l’univers. L’univers entier est vivant. L’Ancien enseigne la présence de l’esprit en toute chose et en tout être ; En cela, il est animiste et païen.

La nature de ce lien est Amour. Amour entre les frères et les soeurs, Amour entre les peuples, Amour entre l’humain et tous les autres règnes de la terre : Les animaux, les plantes, les rivières, les sources, les montagnes. La terre toute entière est aimée en tant qu’être vivant et respectée.

La communion ainsi exercée n’est pas seulement un acte moral ou intellectuel, c’est une réalité émotionnelle, énergétique, tangible qui se constate par ses effets. La reconnaissance et l’Amour qui entourent la personne, à ce moment là, lui amènent la paix, la tranquillité et un profond sentiment de ne plus être séparée des autres et de la vie. La reconnaissance de l’esprit en un lieu et la communion avec lui y amènent une harmonie et une paix, une lumière, une présence qui est frappante et tangible.
Ce rite a une profonde résonance en nous et il s’exerce en tout lieu et en tout instant, là où des êtres se réunissent et partagent quelque chose.
Il s’exerce bien sûr particulièrement par la convivialité qui marque si fortement nos sociétés Celtiques au travers de l’image du festin (qui a donné le mot Fête en Français).

EN PRATIQUE...

La communion doit s’appliquer à tous les plans de l’individu. L’ancien doit progressivement se relier avec les différents aspects de son être du plus intérieur au plus extérieur.


Chaque individu est multiple psychologiquement parlant, chaque part de l’être de la plus harmonieuse à la plus dissonante doit être prise en compte et finalement acceptée et intégrée par la faculté d’Amour, quelque soit sa teneur et sa manifestation.

D’autre part, il ne doit pas y avoir de séparation entre le corps spirituel et le corps physique. Le premier doit pénétrer le second le plus parfaitement possible et c’est par la communion avec l’être cellulaire que cela se réalise. Toute maladie est une manifestation de la séparation du corps et de l’esprit, ou d’une partie de l’esprit d’avec une autre.
La guérison ne peut se manifester que par la relation sans cesse approfondie de l’esprit vers le corps, par l’intermédiaire de l’énergie

.

La réalisation de ces actes thérapeutiques nécessite la prise de conscience de tous ces facteurs. En effet, dans la plupart des cas ces différentes césures de l’individu avec lui-même sont et restent inconscientes sans la réalisation d’un travail particulier.

L’inconscient n’existe que parce qu’il n’est pas encore devenu conscient. c’est donc, pour nous, d’un inconscient mobile et évolutif qu’il s’agit. Il n’est pas uniquement mental, mais il inclut les différents types de mémoire, la conscience cellulaire et la conscience collective, liée à l’existence du Soi. Au niveau de la conscience la plus profonde, la plus archaïque, l’être complexe que nous sommes a, le plus souvent, perdu la faculté de relation à l’être cellulaire originel qui le constitue et qui en est pourtant la structure essentielle dont la mémoire et la conscience sont contenues dans les gênes. Il s’identifie au « moi »qui n’est pourtant que la partie mentale de l’être et non à son propre Soi qui est la totalité de l’être.

Au plan de la mémoire, il existe dans l’inconscient des contenus très importants en qualité et en quantité. Ces contenus peuvent être explorés par des techniques telles que le rêve éveillé. Ils révèlent ainsi les tendances profondes de l’individu et leurs causalités. Ils sont évidemment plus ou moins harmonieux et le fait d’en prendre conscience permet d’en désamorcer les effets qui peuvent dans certains cas être très néfastes.

De même, au plan collectif, l’humanité entière constitue un Soi, qui a une conscience.

Au plan individuel, celle-ci est plus ou moins identifiée ce qui relativise l’action que l’on peut avoir sur elle. Pourtant, c’est en en prenant conscience qu’il est possible de le faire et de ne pas trop la subir.

L’ancien doit le faire. Il doit s’y reconnaître afin de pouvoir agir et combattre ses tendances à la fracture, à la séparation qui agissent en lui-même ou au niveau collectif, comme le nationalisme, le racisme, la xénophobie, ou les réactions de rejet et de persécution de l’autre, qui sont des poisons, des comportements dangereusement à l’envers de la communion.

Par le rite de communion et par sa méditation, l’Ancien soigne son corps et celui des autres en recréant le lien entre l’esprit et le corps, en ouvrant la conscience aux contenus de la mémoire et aux réalités de l’inconscient collectif ; Il soigne l’esprit et la relation dans l’humanité et de l’humanité avec l’univers vivant, manifesté et non-manifesté qui l’entoure.
Par sa méditation il peut rappeler l’archétype, l’image de base correspondant à une situation ou à une action et ainsi apporter une petite inflexion qui peut peser dans la balance.
L’Ancien se considère comme partie du Soi et c’est par la communion au Soi qu’il agit, non pas en son nom, mais au nom de la lignée, au nom du Père-Mère, du Fils et de l’Awen.

Communion avec l’au-delà et avec les trépassés.

La communion s’exerce autant avec les vivants qu’avec le domaine des trépassés.
Il n’existe, en effet, pas de séparation entre ces deux domaines du point de vue de l’esprit, l’un n’existant de toute façon pas sans l’autre.
Elle s’exerce au moment de la mort avec le corps subtil du trépassé, pour harmoniser le passage et le conduire vers la Fontaine du Lavement.
La purification qui s’y réalise est particulièrement importante pour la personne qui est décédée d’une maladie et dont le corps a particulièrement été touché jusque dans son image la plus intime. Elle est de toute façon nécessaire pour prendre du recul par rapport aux traumatismes inhérents à la vie.

La communion doit être réalisée avec les personnes décédées depuis quelques temps (les trois premières années surtout), à l’occasion de méditations personnelles ou de fêtes collectives comme la toussaint.
Enfin, elle doit s’opérer au plan de la mémoire en nous-mêmes avec les êtres défunts appartenant à notre lignée parentale autant qu’à notre lignée karmique éventuelle.