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 L'antique église
celtique et
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Premiers Chrétiens en Bretagne




Écrire un historique des relations entre la Palestine du Christ et les pays Celtes occidentaux de cette époque pose des problèmes très particuliers dont un, non des moindres, est l'absence quasi-totale de sources antérieures aux moines Irlandais des premiers siècles après Jésus Christ.

Il existe à ce sujet une érudition dont un exemple nous est fourni par ce texte.

Cette interprétation est intéressante dans la mesure où elle permet d'une part de saisir la différence qui existe entre une chrétienté très hiérarchisée et liée à un pouvoir central politique fort (catholiques romains) et une chrétienté mobile, non dogmatique, indépendante, plus intéressée par la mystique et les richesses spirituelles que par le pouvoir et l'accroissement matériel ; Et d'autre part, elle permet de refaire un lien aujourd'hui disparu entre les anciennes pratiques héritées du chamanisme -portées, à l'époque du Christ, par la religion Druidique- et un christianisme mystique, recherchant l'émancipation de l'esprit par la réunification de l'homme avec sa nature profonde.

Mythes fondateurs et histoire.

Toute religion ou spiritualité est basée sur un mythe fondateur dont la réalité historique peut être plus ou moins vérifiable. Les interprétations de faits attestés étant de toute façon sujettes à caution et dans tous les cas, la part symbolique ayant au moins autant d'importance que la part "réelle" de l'histoire qui nous est ainsi contée.

En ce qui concerne Avallon, et l'Église celtique dans son ensemble, l'histoire fondatrice est la suivante :

"Bien avant la naissance du Christ, les navigateurs méditerranéens commerçaient avec toute l'Europe. L'oncle de Jésus, Joseph D'Arimathie, était armateur et il avait fait le voyage à plusieurs reprises pour les contrées d'Europe de l'ouest et en particulier les côtes du pays de Galles, de Cornouailles et d'Irlande. lors d'un voyage, il emmena son neveu, alors enfant, qui séjourna à Glastonbury et y rencontra les prêtres Druides qui lui firent très bon accueil.
Les maîtres spirituels qui purent le rencontrer furent subjugués par la présence de bonté et d'amour qui émanait du Christ dès son plus jeune âge et par la profondeur de ses paroles toutes empreintes de connaissance directe des mondes spirituels que déjà il nommait "le royaume de mon père".
Jésus eut alors connaissance des enseignements du collège d'Avalon-Glastonbury et put, en échange
apporter la "bonne nouvelle" de la compassion et du pardon rédempteur
au centre même de la connaissance et de la sagesse Druidique.
La maison que Jésus habita lors de ce séjour fut, jusqu'à la destruction de l'abbaye en 1184, un lieu de pèlerinage pour tous les fidèles."

"Lorsque vingt ans plus tard, Jésus mourut sur la croix, Joseph d'Arimathie, qui n'avait cessé entre temps ses relations avec l'Occident, avait donné son tombeau pour que le christ puisse y être enseveli
-il fut donc l'un des premiers témoins de sa résurrection-.
Il prit tout naturellement Marie-Madeleine, Marie jacobée soeur de la vierge et Marie Salomé mère de Jacques et jean sous sa protection et partit avec elles pour un long voyage sur les mers. Ils arrivèrent en Camargue au lieu nommé aujourd'hui Saintes-Maries-De-La-Mer d'ou naquit le culte si vivant chez les Gens du Voyage.
(Ce culte est d'ailleurs dans la continuité d'un culte plus ancien des divinités "mères" locales, et donc parfaitement dans l'esprit de lien entre l'ancienne et la nouvelle spiritualité)."

"Joseph repartit ensuite vers les îles Bretonnes pour y retrouver ses amis et pouvoir raconter l'extraordinaire aventure de Jésus. Il put ainsi apporter aux Bretons la nouvelle de la résurrection et la promesse de la vie éternelle dans le corps du seigneur.
Parvenu à Glastonbury, Joseph planta son bâton d'aubépine qui y prit racine et fleurit immédiatement.
Cette aubépine est restée jusqu'à nos jours auprès des ruines de l'abbaye en témoignage de l'alliance sur la terre bretonne de l'ancienne et de la nouvelle religion."

"A partir de ce moment, débute la première christianisation de l'occident, en osmose avec les anciens cultes, fidèle à la parole de Jésus :
« Je ne suis pas venu pour changer la loi mais pour l'accomplir ».
Les sages et les mystiques accueillent ces paroles avec beaucoup de tolérance car ils en ressentent toute la valeur. Ainsi, le druide Taliésin écrira (vers 550):
« Christ fut dès l'origine notre Maître, et nous n'avons jamais perdu son enseignement »;
ou saint Gildas (+ 570), Moine d'Avalon :
« Christ, le Vrai Soleil, apporta Sa Lumière, la connaissance de Ses préceptes à cette île ».
Cette forme de christianisme connaîtra ainsi un développement extraordinaire et une renommée durant de nombreux siècles avec une expansion sur tout le territoire Européen, en particulier par les pérégrinations de Saint Colomban et de ses successeurs."

"L'aventure spirituelle chrétienne celtique va ainsi commencer par un respect mutuel, les tenants de l'ancienne religion accueillant les nouveaux moines avec plus ou moins d'étonnement et allant progressivement vers eux et se convertissant souvent tout en conservant leurs ancienès cultes.
Ainsi, des monastères vont voir le jour, des écrits des anciennes légendes vont être conservés, de nouvelles voies monastiques plus tournées vers la compassion et la guérison vont se développer."

"Plus tard, vers le XIIe siecle, la conquête progressive de l'église romaine, qui étendra sa domination avec son organisation hiérarchisée et quasi-militaire, va se heurter au Nord-Ouest de l'Europe à une forme de résistance spirituelle tout à fait originale. En effet, les différents mouvements, très intégrés à la société traditionnelle, ne contruisant pratiquement pas de lieux de culte, suivant l'ancienne habitude qui interdit de modifier par trop les lieux naturels, vont presque échapper à la volonté hégémonique qui se développe.
Hormis quelques lieux revêtant une importance symbolique beaucoup plus grande comme le monastère de Sainte Brigitte de Kildare ou l'Abbaye d'Avallon Glastonbury qui par leur importance et leur rayonnement vont fatalement attirer les foudres destructrices des militaires à la solde du pouvoir catholique.
Pour le reste, les anciennes traditions vont rester extrêmement vivantes, cachées à l'ombre des saints chrétiens dont l'aspect recouvre en fait celui des anciennes divinités locales. De même les rites anciens, les culte célébrés dans les lieux marqués par la présence spirituelle vont subsister, évoluer, rester vivants et jamais le dogme catholique ne parviendra totalement à se substituer aux anciennes croyances."

Jusqu'au XXe siecle, cette situation va perdurer pratiquement sans changements malgré une acculturation de surface progressive et des épisodes extrêmement douloureux tels que les répréssions révolutionnaires en France qui vont malgré tout amener une souffrance et une vision spirituelle beaucoup plus sombre.

Le maintien des traditions préchrétiennes dans tous les aspects culturels tels que la musique, les cultes ou les vêtements est resté jusqu'à cette période un fait suffisament unique en France et même en Europe pour mériter que l'on s'y attarde.
Sans doute la situation à l'extrême ouest de la péninsule européenne des contrées Celtiques y est elle pour quelque chose ; sans doute la mise à l'écart des courants de développement culturel des populations Celtes considérées comme trop arriérées et sans intérêt a t'elle permis sa relative tranquilité et a évité que ses traditions ne soient trop dénaturées. Toujours est-il qu'aujourd'hui on y trouve les derniers exemples vivants des traditions préchrétiennes.

Qu'a apporté le Christ et son enseignement aux traditions celtiques ?
Pourquoi a t'il été admis et son enseignement accepté ?