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L'ANTIQUE EGLISE CELTIQUE ET SA RESTAURATION


Monographie rédigée par l'évêque ILTUD, responsable de l'église celtique en Bretagne.



Il y eut, de longue date, des rapports entre la Terre Sainte de Palestine et la Bretagne. Les navigateurs phéniciens faisaient le commerce de l'étain breton qui avait même servi dans la construction du célèbre Temple de Salomon, à Jérusalem. Et c'est naturellement par la route de l'étain que, si l'on en croit de vénérables traditions britanniques, Jésus pendant sa vie cachée visita la Grande-Bretagne, en compagnie de Joseph d'Arimathie(1) son parent, riche commerçant palestinien.

Jésus aurait même profité de son séjour en Bretagne, pour suivre les enseignements de l'important collège druidique d'Avalon-Glastonbury(2) (Somerset) situé entre le Pays de Galles et la Cornouaille.
Si Jésus avait pu étonner, dès l'âge de douze ans, les docteurs du Temple de Jérusalem, quel échange spirituel étonnant dut-il se produire en Avalon : Jésus apportant par avance et par faveur spéciale aux Bretons, la bonne nouvelle de son message d'Amour, et les druides bretons acceptant Jésus parmi eux, comme l'écrira, plus tard -vers 550- le druide Taliésin : « Christ fut dès l'origine notre Maître, et nous n'avons jamais perdu son enseignement » ; ou, Comme l'écrit saint Gildas (+ 570)(3) , Moine d'Avalon: « Christ, le Vrai Soleil, apporta Sa Lumière, la connaissance de Ses préceptes à cette île ». Il s'agit d'Avalon Glastonbury qui était autrefois une île entourée de marécages.

A cette tradition, est greffée celle de Joseph d'Arimathie qui, quelque temps plus tard vers l'an 37, se retira à Glastonbury avec quelques compagnons, y apportant le Sacré Graal, c'est-à-dire la coupe précieuse qui aurait été utilisée par le Christ à la Sainte Cène et qui aurait servi à recueillir du sang de Jésus sur la croix du Golgotha. De la maison que Jésus avait habitée, lors de son séjour en Avalon, Joseph d'Arimathie aurait fait la première église d'occident. C'était une simple petite masure de torchis qui fut littéralement enchâssée, par la suite, dans une construction plus importante, au-dessus de laquelle fut édifiée l'église abbatiale de Glastonbury. Ce précieux souvenir, si vénéré par les pèlerins et appelé "le Secret du Seigneur", fut détruit par le feu lors de l'incendie de l'abbaye de Glastonbury, en ll84.

Joseph d'Arimathie n'aurait pas été le seul à apporter le christianisme en Bretagne. Saint Aristoboulos (4)(5), beau-père de saint Pierre et disciple chypriote de saint Paul qui le cite dans une épître, s'installa à Llanilid, au Pays de Galles, vers l'an 54. C'est aussi une tradition conservée par l'église Grecque.
On connaît la formidable expansion des chrétientés celtiques en Grande-Bretagne, en Irlande , en Amorique, en Gaules, dans toute l'Europe et jusque Kiev en Ukraine, jusqu'à leur "assimilation" par l'église romaine, réalisée au XIIe siècle. Tous les Saints bretons qui ont laissé leur nom à de si nombreuses paroisses, en Bretagne armoricaine, et dont on célèbre encore les pardons, étaient des saints celtiques (6). Les chrétientés celtiques avaient eu la particularité remarquable de s'insérer sans bouleversement dans le monde celtique ; Il n'en sera plus de même quand le contrôle de ces communauté aura été pris en main par la puissante église romaine, au XIIe siècle, en s'appuyant d'ailleurs sur le bras séculier des envahisseurs anglo-saxons, francs, germains ou normands.

Rappelons que la principale caractéristique des anciennes chrétientés celtiques était de professer un christianisme authentique qui ne devait rien a l'ordre romain. Le christianisme était venu chez les Celtes directement du Moyen-Orient, par la route de l'étain. Il n'avait pas été introduit dans les bagages des légionnaires ou fonctionnaires romains. Rappelons encore que ni l'Irlande ni l'Ecosse ne furent occupées par les Romains.
L'expansion des chrétientés celtiques s'est faite à partir des Pays celtiques (Irlande, Écosse, Grande- et Petite-Bretagne) vers l'est, à travers toute l'Europe. Même l'Italie du Nord (Gaule cisalpine) fut un foyer de chrétienté celtique avec l'important monastère de Bobbio fondé par saint Colomban. Les rites liturgiques celtiques étaient particuliers, avec une date de Pâques très primitive qui semblerait avoir correspondu avec la lune montante du signe du bélier.

La juridiction ecclésiastique, était personnelle (ad-personam), contrairement a celle de Rome qui est territoriale, puisque calquée sur l'empire romain.
Il n'y avait ni basiliques ni cathédrales, mais seulement de petites constructions légères à l'instar de la "Maison du Seigneur" de Glastonbury. Le clergé était naturellement marié. Il y avait une multitude d'évêques, plus encore qu'il n'y a de recteurs actuellement en Bretagne. Le monachisme, sans doute dérivé des antiques collèges druidiques, était prééminent et atteignit une densité atteinte nulle part ailleurs dans toute la chrétienté (sauf peut-être au Mont-Athos), avec des milliers de moines ayant chacun leur petite cellule de branchages ou de pierres sèches. les monastères pouvaient être mixtes et dirigés par une abbesse. Les abbés avaient d'ailleurs une importance supérieure à celle des évêques transmetteurs traditionnels des saints ordres apostoliques.
Les familles monastiques étaient multiples et décentralisées. C'était un christianisme communautaire, rural, mystique, empreint de merveilleux, ascétique jusqu'à l'héroïsme, où la virtuosité s'associait à l'imagination jusqu'à la démesure, avec des postures de prières et de méditation de type yogique. C'était un christianisme actif et contemplatif à la fois, en perpétuel mouvement, en perpétuelle "queste" aventureuse, gyrovague, la pérégrination étant aussi considérée comme une ascèse ; christianisme non doctrinal, mais néanmoins entier et sans compromission, d'une foi a soulever les montagnes, épris de liberté et de recherche de l'absolu !

Voici quelques dates significatives de la fin des chrétientés celtiques en tant que telles :

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