Triades Bardiques  

Traides bardiques
Commentaire
 


Synthèse des
triades
 



 Bardo Thödol 


 Yoga sutra 


 Règle de compassion
et d'Amour 




Les trois cercles, la croix celtique

La croix celtique est une vision, un symbole de l’univers à la fois matériel et spirituel.
Le cercle est un tout, une unité parfaite. Sur le plan géométrique, il permet de circonscrire la plus grande surface possible avec un périmètre donné. Il est une représentation plane de la sphère qui symbolise l’univers.
Il y a trois cercles qui représentent les trois plans de l’existence, trois états de la conscience, depuis le non-manifesté ou conscience pure (Keugant), jusqu’au plan de l’existence matérielle (Abred), en passant par le plan de l’incarnation consciente (Gwenved). Au centre, il y a un point qui symbolise l’émergence de l’incarnation (Annwn).

croix celtique avec positionnement des trois plans d'incarnation

Le premier cercle, Abred est donc le plus interne et le plus limité. Pour nous, il représente la matière de l’univers et de la terre, ainsi que toute la vie sur toutes les planètes habitées de l’univers. Pour les anciens, il représentait toute l’existence terrestre depuis les minéraux, en passant par les quatre éléments : La terre, l’eau, le feu et l’air (qui est un des symbolismes de la croix).
Par contre, Abred s’arrête où naît la conscience spirituelle et c’est là que commence Gwenved. Au sens propre comme au sens figuré, Gwenved comprend Abred mais ce n’est pas réciproque. Gwenved est le plan des êtres incarnés et conscients. Ces êtres existent donc aussi dans Abred, mais ils n’y sont pas limités. Ils peuvent, en changeant d’état de conscience, à tout moment, franchir le cercle et vivre l’expérience de Gwenved. En théorie d’ailleurs, tout être incarné peut franchir ce cercle, mais il doit pour cela changer d’état de conscience. Nous verrons plus loin en quoi cela consiste et dans quelles conditions c’est réalisable.
De la même manière, Gwenved s’arrête là où commence Keugant qui est le troisième cercle incluant les deux autres et qui, lui, n’est pas limité extérieurement (ce qui n’est pas représentable sur une feuille de papier, mais qui est bien réel sur une croix celtique en trois dimensions). Keugant existe bien évidemment dans les deux autres plans qu’il sous-tend et sans lui rien d’autre n’existerait.
C’est le plan de la conscience pure, non-manifestée, le tain du miroir dans lequel se reflète toute la création et qui est le fondement de l’univers. Il partage toutes les existences et tous les états de conscience éternellement car il est source de tout. C’est la raison pour laquelle il n’est pas limité.

Chaque cercle a des lois et la vie dans chacun d’eux y obéit.

Les lois d’Abred sont les principes qui permettent le développement de la vie à partir de la matière inanimée (Annwn) et qui par générations successives, par la naissance et la mort, par l’éternel recommencement, la lutte pour la nourriture, l’abri, la sexualité et la perpétuation des espèces, amène l’évolution de la manifestation vers de plus en plus de conscience, de plus en plus d’esprit individualisé (Awen) et de liberté. Au point de départ, ce sont tout simplement les lois de la physique et de la chimie qui permettent à la fois la stabilité remarquable des systèmes que ce soit au niveau atomique ou au niveau galactique, permettant une durée suffisante pour que soit possible l’évolution de la vie d’abord puis des espèces et enfin de la conscience. Les lois d’évolution sont :



Les lois de Gwenved sont différentes car bien que les lois qui président à l’incarnation et à la préservation de la vie soient toujours présentes comme dans Abred, elles prennent un sens différent du fait de l’ouverture de la conscience et de l’évènement apparu avec l’humanité : la liberté.
La première condition d’ouverture du plan de conscience de Gwenved est le choix. Le choix est une qualité de la conscience dépendant de la liberté qui permet à l’humanité de pouvoir, dans une certaine mesure échapper aux conditionnements de son espèce, de transcender ses pulsions profondes et donc de pouvoir faire librement un mouvement pour sortir du strict conditionnement d’Abred. Mais il ne s’agit pas de n’importe quel choix. Le seul permettant une véritable expansion de la conscience est très particulier : c’est le choix de la vie.

A l’heure actuelle, cette affirmation prend un sens nouveau car l’humanité, du fait de ses pouvoirs immenses dus à l’accroissement sans précédent de ses compétences techniques est dans la position de pouvoir radicalement détruire la vie sur la terre. C’est un « choix ». Mais c’est un choix qui mettrait définitivement un terme à sa possibilité d’atteindre Gwenved (la béatitude). Il n’existe aucune obligation d’ « aller » vers le bien, vers la vie. Ce n’est en aucun cas une morale. La seule différence est la souffrance qui est généré par un comportement à l’envers. Souffrance d’autant plus grande que la conscience est grande.

Aujourd’hui, par ignorance, les humains ne font pas le choix de la vie. Ils font le choix individuel de l’intérêt personnel, même si cela a des conséquences connues de destruction ou d’augmentation de la misère. Ce n’est pas le bon chemin.
Quel est donc le choix qui permet de trouver la voie ? Pour le comprendre, il faut faire un détour afin d’expliquer le sens du parcours tel qu'il existe et la manière dont la vie s’articule autour de ce parcours.




L’univers entier est conscience (Keugant). L’univers est Un. Il est donc une seule conscience. Son point de départ est l’infiniment petit (Annwn) dans lequel tout est en potentialité. Il n’y a aucun déterminisme, mais seulement un désir que l’on peut nommer l’énergie ou la puissance et une fin qui est la Béatitude (car la béatitude est la nature réelle de l’esprit et lorsque l’univers entier sera béatitude, il n’aura plus de raison d’exister du moins sous la forme que nous lui connaissons). Son expansion à partir du point initial est le développement en trois dimensions avec les six directions de l’espace (symbolisées par la croix) et les trois dimensions du temps (passé-présent-avenir).
Il existe un lien indissociable entre la conscience et la matière qui est perceptible dès l’infiniment petit jusque dans l’infiniment grand et qui se manifeste par la faculté d’organisation de l’énergie, faculté que l’on peut appeler l’attraction réciproque ou la rencontre, qui produit tout d’abord des particules puis des associations de particules pour former les atomes puis les molécules de la matière habituelle et enfin la vie.
La vie s'exprime d’abord par la création de molécules permettant la différenciation entre le milieu intérieur et le milieu extérieur, puis le stockage d’informations et donc de mémoire qui sert de substrat à l’expérience. Une molécule couronne cette évolution : L’ADN et les molécules apparentées qui sont un acquis partagé par toutes les espèces vivantes. Finalement, la perpétuation sexuées des espèces est l’incarnation à l’échelle des individus de cette formidable attraction mutuelle qui est le moteur de toute l’évolution de la vie sur la terre.
Pour l’humanité, elle devient enfin l’incarnation de l’amour, de la béatitude, avec encore beaucoup de violence et d’égoïsme du fait du manque de sens spirituel donné la plupart du temps à la relation d'Amour.
Tant que cette relation n’est pas vécue comme le grand symbôle de la génèse cosmique à l ‘échelle individuelle, elle ne peut pas prendre son sens réel et mener à l’extase qui devrait en résulter.

Toute l’histoire de l’univers tel que nous le connaissons et qui est décrit dans les triades par le parcours de la vie d’Annwn jusque Gwenved est contenu dans l’organisation de l’énergie primordiale de la matière jusqu’à la conscience à travers l’événement de la rencontre.